Ville de PERONNE / Jeunesse / Projet Educatif Local

Projet Educatif Local

De la notion de Projet Educatif Local …

« La notion de projet éducatif local repose sur l’analyse des enjeux et des logiques de territoire, la formulation d’objectifs partagés et l’utilisation d’une méthodologie appropriée. Il s’agit d’analyser ce qui existe et de créer ce qui semble pertinent dans une visée éducative sur un territoire donné ».

« Le projet est la traduction concrète d’une politique dont les finalités sont sous tendues par référence à des valeurs. Il s’agit de :

Préambule

  1. De la notion de Projet Educatif Local ...
  2. Aux enjeux du P.E.L. sur Péronne
  3. Pourquoi un P.E.L. ?
  4. Quelle vision de l’enfant et du jeune

Partie 1 : le diagnostic

  1. Le territoire et les données de cadrage
  2. Une identité sociologique territoriale
  3. Les équipements
  4. Dispositifs et projets urbanistiques
  5. Les publics
  6. La population
  7. Les élèves scolarisés
  8. Les acteurs

Partie 2 : Le Projet Educatif Local

  1. Finalités éducatives : Principes et Impératifs
  2. Champs, orientations, axes de développement et objectifs généraux
  3. L’égalité des chances
  4. Les relations avec les familles
  5. Le soutien aux projets d’école et au tissu associatif
  6. La petite enfance
  7. Le temps libre et les loisirs
  8. La citoyenneté
  9. L’environnement
  10. Le pilotage et le développement du P.E.L.

Préambule

« La notion de projet éducatif local repose sur l’analyse des enjeux et des logiques de territoire, la formulation d’objectifs partagés et l’utilisation d’une méthodologie appropriée. Il s’agit d’analyser ce qui existe et de créer ce qui semble pertinent dans une visée éducative sur un territoire donné ».
« Le projet est la traduction concrète d’une politique dont les finalités sont sous tendues par référence à des valeurs. Il s’agit de :

Construire des réponses correspondants à :
Des besoins non satisfaits
Des désirs non exprimés
Des enjeux de société

Prévoir des modalités de mises en œuvre de ces réponses par la réalisation d’un programme d’actions qui :
Est garant de la cohérence de l’ensemble des actions
Répond globalement à ces besoins et à ces désirs
S’inscrit dans la durée
(revue Grain de CEL n°14, avril juin 2003)

… aux enjeux du P.E.L. sur peronne
Pourquoi un PEL ?
La mise en place d’une politique enfance et jeunesse par la municipalité de Péronne a pour ambition de permettre à chaque enfant et chaque jeune de disposer d’espaces éducatifs, complémentaires de la famille et de l’école, favorables à leur épanouissement et à leur intégration dans la société. Pour ce faire, il convient de :

  • Définir une politique éducative, sociale, culturelle, globale et concertée en faveur des enfants et des jeunes de 0 à 25 ans sur le territoire de la commune, en fédérant un ensemble de moyens humains, techniques et financiers.
  • Mettre en cohérence les actions et dispositifs de l’ensemble des partenaires : Familles (jeunes, parents, délégués de parents d’élèves…), établissements scolaires, associations, institutions sociales (CAF, MSA…), service des collectivités et de l’Etat, tout en veillant à conserver l’identité et les cultures de chaque partenaire.

Il s’agit de passer d’une logique verticale, avec des acteurs et des projets identifiés et cloisonnés, à une logique horizontale qui favorise le partenariat et un mode d’organisation transversal des actions éducatives.
L’objectif du projet éducatif local est donc d’accompagner les enfants et les jeunes dans leur réussite scolaire et sociale tout en favorisant leur épanouissement sur le territoire, avec pour viatique l’idée d’une éducation, responsabilité partagée.
L’éducation est ici considérée dans une acceptation globale, c'est-à-dire constituée par « l’ensemble des influences d’origine et de nature diverses qui s’exercent volontairement ou non sur l’individu, ou que l’individu exerce sur son environnement et qui, en se conjuguant, contribuent au développement de la personne. » Ainsi définie, l’éducation doit « contribuer non seulement à l’accès aux savoirs fondamentaux de l’enfant et du jeune, mais aussi à son apprentissage de la vie sociale et à préparation à la vie professionnelle, à sa capacité à se situer et à envisager sa place dans le monde, à se constituer comme sujet » (extrait des documents préparatoires aux contrats de ville 2000-2006).
L’enjeu du Projet Educatif Local est de construire, sur la ville de Péronne, un engagement commun fondé sur des valeurs partagées, fondatrices de l’action éducative publique, consciente, volontaire et finalisée.
La mise en cohérence des activités de l’enfant et du jeune suppose une articulation entre le Projet Educatif Local et les projets des écoles et établissements scolaires, des structures de loisirs ou des associations de la commune. En ce sens, le P.E.L. devient un outil de référence en proposant un cadre, base du dialogue entre les professionnels et les familles.
Le projet éducatif local veut tenir un rôle dans la vie de la commune à travers différents champs qui sont la petite enfance, l’enfance, l’adolescence, les jeunes adultes mais aussi la vie culturelle, le monde associatif, le sport, la vie scolaire, la famille. Il apparaît donc bien comme « une démarche nouvelle qui doit permettre une relecture de l’ensemble du domaine de l’éducation pour produire collectivement du sens dans un contexte donné ».

Quelle vision de l’enfant et du jeune ?
Les temps péri et extrascolaire constituent un gisement considérable pour le développement et l’équilibre de tous les enfants, qui interpelle les politiques éducatives. A l’heure actuelle, sur une année, le temps scolaire représente 888 heures par an (six heures par jour en primaire et de cinq à neuf heures en collège et en lycée), le temps périscolaire 750 heures (y compris le temps entre domicile et école lors d’une journée de classe), et entre 1800 et 2600 heures sur le temps extrascolaire (soit a minima, 60 % du temps de l’enfant), déduction faite des temps nécessaires aux fonctions biologiques et physiologiques au sein de la famille (Roger Sue, Rythmes de vie et éducation, 2001).
Comme le dit Philippe Merieu, « les trois institutions qui ont en charge l’éducation de l’enfant s’organisent chacune autour d’une fonction principale qui renvoie à une logique essentielle mais non exclusive et qui constitue leur fondement : l’enseignement pour l’Ecole, la socialisation pour les structures de loisirs, la filiation pour la famille, ce qui n’empêche pas que l’école ait aussi une mission de socialisation et la famille d’enseignement. » Ces trois logiques ne convergent pas spontanément. Elles peuvent reposer sur des notions qui prises isolément constituent des vérités générales et antinomiques : le particulier / l’universel ; l’épanouissement individuel / l’imposition de règles.
La solution est d’ordre pragmatique et non logique : il s’agit de considérer l’enfant et le jeune comme un être à part entière, dans sa globalité et non morcelé, participant tantôt à des activités scolaires, jouant dans un centre de loisirs ou encore avec ses pairs circulant dans la rue. Cela recouvre la notion de coéducation, avec notamment l’inscription dans les actions de la famille, premier éducateur, mais aussi de continuité dans l’action et les repères donnés en dépit d’une multiplicité d’intervenants. Cela implique de mettre en place une circulation de l’information, d’organiser la concertation, de mutualiser les espaces et les moyens afin de faire évoluer et optimiser les ressources existantes.

L’acquisition de savoirs, savoir-faire et « savoirs être » conditionne l’intégration sociale d’un individu

Partie 1 : le diagnostic
Le territoire et les données de cadrage. Une identité sociologique territoriale.
Péronne se caractérise par un milieu urbain qui s’inscrit dans une ruralité du territoire. Avec 8387 habitants (recensement 1999), c’est un bourg structurant situé entre les agglomérations de Saint Quentin à l’Est et d’Amiens à l’Ouest. Sans rivaliser avec ces agglomérations, Péronne maintient son rôle de pôle attractif pour les secteurs ruraux voisins. Péronne fait partie de la Communauté de Communes de la Haute Somme où elle joue un rôle important en regard de la représentativité de sa population (50 % du bassin concerné).
Elle s’inscrit aussi dans le pays de Santerre Haute Somme. A ce titre, elle épouse les contours de son identité sociologique et ses caractéristiques générales1 :
Une identité sociologique territoriale
Une population « jeune »
Une sociologie de population assez homogène
Poids des C.S.P. agriculteurs et ouvriers
Une faible propension aux études (le taux d’accès au niveau IV est inférieur à 50 %)
Une faible mobilité psychologique des publics
Un territoire qui manque d’une image positive sur lui-même
Un positionnement de carrefour d’échanges de dimension européenne
L’inscription sur un axe majeur de développement et d’échanges Nord-Sud de dimension européenne
Un positionnement sur un axe d’échanges Est - Ouest en devenir
Le seul territoire à dominante rurale dans un espace interrégional en dynamique d’urbanisation accélérée
Une dépendance aux pôles urbains périphériques pour l’accès aux services « supérieurs »
Une précarisation sociale prégnante
Des populations en précarité qui ne reculent pas
Un taux de chômage qui se maintient à 11%
Des difficultés spécifiques pour les femmes et les jeunes de moins de 25 ans
Des difficultés d’employabilité liées à des questions sanitaires et sociales
Une réelle mobilisation sur le territoire
1 Mission Locale et 1 agence locale ANPE à Péronne
Avec des perspectives de renforcement
Des démarches de structuration institutionnelle lancées :
Le projet de la Maison de l’Emploi et de la Formation de l’Est de la Somme : implication de l’État et la Région
Un enjeu d’élévation du niveau général de formation initiale et de validation des acquis
Un enjeu de mise en place d’une politique de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences à l’échelle du Pays
(1) source Diagnostic Santerre Haute Somme, octobre 2006
Les équipements
En matière d’équipements, la ville présente :
Sur le plan scolaire
Secteur public : Un lycée d’enseignement général
Un lycée d’enseignement professionnel
Un lycée d’enseignement agricole
Un collège avec une section S.E.G.P.A.
Trois écoles élémentaires
Trois écoles maternelles
Secteur privé : un lycée d’enseignement général avec une section hôtelière
Un collège
Une école élémentaire
Une école maternelle
Secteur médical : Un établissement Institut Médico Educatif avec 7 enseignants
Un service de Pédopsychiatrie avec 1 enseignant
Sur le plan des équipements sociaux et sociaux culturels
Un centre médico social
Une crèche (janvier 2007)
Un Centre Culturel et de Loisirs
Une Maison de Quartier avec une salle polyvalente (depuis octobre 2004)
Sur le plan des loisirs et de la culture
L’Historial de la Grande Guerre
Une école municipale de musique
Un conservatoire de danse
Une bibliothèque, chaque établissement scolaire étant doté d’une B.C.D.
Le musée municipal Danicourt
Le cinéma géré par l’association Générique
Plusieurs structures de jeux multi activité

Sur le plan de l’information des jeunes et de leur insertion professionnelle
Un Centre d’Information et d’Orientation
Une Mission Locale
Une antenne A.N.P.E.
Le Point d’Information Jeunesse du C.C.L.
Le Point d’Information Jeunesse de La Chapelette
Le Point Cyb de La Chapelette

Sur le plan sportif Une piscine Tournesol
Quatre gymnases dont trois gérés par la Communauté de communes
Un site de roller et un terrain de street-hockey
Un site d’escalade couvert
Un terrain de minigolf
Stade et terrains de football
Une salle d’haltérophilie
Sur le plan médical Un hôpital avec service de maternité, urgences, gériatrie, psychiatrie adulte, pédopsychiatrie et maison verte.
Sur les trois prochaines années, la programmation actuelle des équipements envisage la réalisation d’une médiathèque (2009) qui regroupera bibliothèque, musée Danicourt, ludothèque et, sans doute, à terme site Picardie en Ligne ; en cours de réalisation (fin des travaux juillet 2007) un espace culturel et sportif qui regroupera conservatoire de musique et de danse, espace gymnique, salle de tennis de table.
Cette dernière réalisation va favoriser un équilibre des pôles, de nouvelles synergies de partenariat et une réorganisation importante de l’offre éducative associative.
La programmation d’équipement avec l’aide, suivant les dossiers, de l’Etat, du Conseil Général ou du Conseil Régional prévoit aussi la reconstruction de l’Hôpital, une Maison de l’Emploi et de la Formation devrait voir le jour en face de la médiathèque (2008-2009), une nouvelle caserne des pompiers sera érigée sur le quartier de La Chapelette.
En ce qui concerne les autres espaces de vie sociale, nous allons retrouver actuellement sur le territoire de la commune :
 Trois accueils de mineurs structurés avec délégation municipale et gestion associative pour deux (association OMS et CCL pour accueil des adolescents, association La Tortille pour les 3-11 ans), gestion municipale en direct pour l’accueil structuré sur le quartier de La Chapelette (public 6-17 ans). Il est important de noter au niveau du diagnostic, l’absence de lieu de vie permanent pour l’association La Tortille qui ne dispose que d’un bureau administratif. Ceci explique son fonctionnement uniquement sur la période de vacances scolaires. Par contre, cette même association possède un hébergement sur Fort-Mahon (en attente de l’agrément de l’Inspection Académique dès fin des travaux)
 Une Maison des Lycéens et un Foyer Socio Educatif au collège.
 Deux points d’information jeunesse (quartier Mont Saint Quentin et quartier La Chapelette), le dernier étant doté d’un Point Cyb
 Il existe aussi des associations de quartier mais avec un essoufflement des animations proposées (notamment sur le quartier de Mont Saint Quentin)
 Les associations de parents d’élèves continuent de fonctionner avec un renouvellement des présidents. A noter, cette année, une seule liste présentée au niveau du lycée.
 Les Conseils d’Education Santé Citoyenneté qui ont été réactivés au sein des établissements scolaires et qui favorisent une liaison des acteurs et la transversalité des actions
Dispositifs et projets urbanistiques
Péronne constitue un pôle d’attraction important au niveau cantonal bénéficiant d’une bonne structure de services et de commerces. Les fonctions centrales de Péronne manquent néanmoins de dynamisme. Le renouvellement de la ville ancienne, notamment au travers du site de l’ancien Collège Béranger est donc un enjeu très important pour le Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.)
L’offre de logements trop faible en matière locative, ne permet actuellement pas à Péronne de garder sa population. Le maintien et la diversification du parc de logements doit dynamiser la commune. Le P.L.U. doit donc anticiper et organiser le développement cohérent de l’habitat notamment dans le quartier de Sainte Radegonde.
La traversée de Péronne par la RN17 provoque d’importantes nuisances. Par ailleurs, les quartiers périphériques souffrent d’un manque de liaisons du à l’absence d’un second point de franchissement de la Somme. Le report des circulations de transit et d’échanges entre quartiers, hors du centre, permettrait d’améliorer le cadre de vie de celui-ci.
Péronne bénéficie de paysages naturels remarquables, tant naturels qu’urbains, qui constituent un potentiel touristique important, actuellement peu mis en valeur. La diversité et la richesse paysagère de Péronne doivent être préservées dans le P.L.U.
Le Plan Local d’Urbanisme traduit en droit des sols le projet de la commune en matière d’urbanisme et de logement. Les grandes orientations sont les suivantes :
 Conforter et valoriser le centre ancien
Le manque de dynamisme du centre-ville de Péronne risque de nuire à son attractivité, au profit d’autres pôles commerciaux et culturels. Le paysage et l’animation du centre ancien doivent être confortés, afin de renouveler son statut de pôle d’attraction au sein de la commune et à l’échelon intercommunal. La restructuration de l’ancien Collège Béranger et le réaménagement des espaces publics structurants du centre permettront de valoriser l’image du centre-ville. Le réaménagement du boulevard des Anglais et la constitution d’un pôle de commerces et d’équipements sur le site de l’ancien collège contribueront au renouveau du centre de Péronne. Il s’agit de mieux révéler le tracé des Remparts et de donner une « épaisseur » au centre-ville qui se concentre essentiellement aujourd’hui autour de l’avenue Danicourt.
a. Renouveler le site de l’ancien Collège Béranger
En créant un pôle urbain, mixte socialement et animé
En permettant l’implantation d’équipements structurants : en particulier un équipement socioculturel fédérateur sera implanté. Le projet d’une médiathèque comportant la bibliothèque municipale, le Musée Danicourt, une ludothèque) est à l’étude.
En restructurant les espaces publics du quartier.
b. Requalifier le Boulevard des Anglais
en itinéraire de promenade, afin de valoriser l’interface ville/nature, caractéristique de notre identité.
c. Mettre en valeur les espaces publics du centre ancien
L’histoire a visiblement marqué le centre de Péronne. La ville ancienne est ceinturée par les anciens remparts et les étangs défensifs sont encore visibles. La structure ancienne de Péronne est encore lisible et constitue un potentiel qui mérite d’être suffisamment mis en valeur. Le Plan Local d’Urbanisme cherche à valoriser et renforcer la lisibilité des espaces publics de la ville ancienne notamment la trace des anciens remparts, afin d’y susciter des itinéraires touristiques et d’améliorer le cadre de vie de Péronne.
 Développer les quartiers d’habitat au nord-ouest
Les perspectives démographiques de Péronne sont stables pour les dix prochaines années. Afin de maintenir la population à son niveau actuel, la construction de 25 logements par an est nécessaire. Compte tenu de sa densité bâtie, peu d’opportunités foncières existent. Les sites libres de Sainte Radegonde et de la Flaque au nord-ouest peuvent répondre aux objectifs de développement de l’habitat.
d. Structurer l’urbanisation autour du Collège
en intégrant des équipements de proximité (terrains de jeux) et un équipement public fédérateur (salle de sport) et en développant un quartier d’habitat mixte et diversifié dans un souci d’équilibre social
e. Contrôler l’urbanisation des abords du Mont St Quentin
Plusieurs objectifs sont poursuivis : remédier au morcellement, désenclaver les parcelles afin de préserver leur urbanisation, préserver le caractère agricole situé au pied du Mont Saint Quentin
 Intégrer les zones d’activités mobilisant de larges emprises, le développement économique de Péronne participe au morcellement urbain périphérique. Le PLU poursuit les objectifs suivants pour les zones d’activités de la Chapelette, des Hauts de Saint Denis et de la zone d’activité Nord :
f. Remédier au morcellement.
g. Intégrer les zones d’activités dans leur site urbain et paysager.
h. Susciter un développement durable et diversifié des activités.
LES PUBLICS
La population
La population de Péronne est de 8 387 habitants au recensement de 1999 (les données INSEE du dernier recensement ne seront exploitables qu’en juillet 2007). Pour mémoire, la population était de 8 495 habitants en 1990 et 9 129 lors du recensement de 1982.
Si l’on prend les trente dernières années comme période de référence, le constat émerge d’un ralentissement de la baisse démographique (surtout sensible entre 1982 et 1990 avec une baisse de 7 %). Cette baisse trouve sa source dans deux dynamiques différentes : une baisse démographique généralisée dans le secteur, un mouvement de desserrement en faveur des communes périphériques de Péronne. Il n’en demeure pas moins que sur les deux derniers recensements le taux d’évolution annuel moyen est négatif à hauteur de – 0,14 % alors que sur l’ensemble du département, ce même taux est positif à hauteur de + 0,15 %. Péronne s’étend sur une superficie de 14 km², soit une densité de 592 habitants au km².
Source INSEE – RP99 Péronne Département de la Somme
1. Evolution de la population
Population 1990 8 495 547 930
Population 1999 8 387 555 479
2. Structure démographique
Répartition par sexe
Hommes 3 920 soit 46,7 % 270 685 soit 48,7 %
Femmes 4 467 soit 53,3 % 284 794 soit 51,3 %
Répartition par âge
0-14 ans 1 575 soit 18,8 % 101 044 soit 18,2 %
15-24 ans 1 053 soit 12,6 % 80 523 soit 14,5 %
25-59 ans 3 892 soit 46,4 % 259 412 soit 46,7 %
60 ans et plus 1 867 soit 22,3 % 114 500 soit 20,6 %
% de moins de 25 ans 31,3 % 32,7 %
Répartition par nationalité
% de population étrangère 3,2 % dont 2 % hors CEE 1,7 % dont 1,1 % hors CEE
Répartition pour les moins de 25 ans
0-4 ans 450
5-9 ans 558
10-14 ans 567
15-19 ans 543
19-24 ans 510
La structure démographique reste peu favorable, avec un vieillissement de la population sans doute renforcée par le départ des jeunes ménages (causes liées au travail mais aussi à l’absence de pôles de formation universitaire).
Le taux de natalité est de 15,97 0/00, Ce taux a baissé de 2,52 points par rapport au recensement précédent.
Le taux de mortalité est de 12,50 0/00. Ce taux est en hausse de 0,60 points au recensement précédent
Le solde naturel a diminué. Il s’établit à 0,35 %
Le solde migratoire est négatif à hauteur de -0,5 %
La population de la commune représente toujours 50 % de la population de la Communauté de Communes. Ce pourcentage est récurrent au niveau des données de fréquentation des structures sportives ou culturelles de la ville. La représentation statistique des jeunes concernés par le Projet Educatif Local reste importante puisque 31,3 % de la population a moins de 25 ans. Par ailleurs, 3 983 élèves sont scolarisés sur les établissements de la ville.
Source INSEE – RP99 Péronne Département de la Somme
3. Activité
Population active1 3 721 soit 44,4 % 244 860 soit 44,1 %
Dont ayant un emploi 3 091 soit 36,9 % 206 001 soit 37,1 %
Dont au chômage 623 soit 7,4 % 38 204 soit 6,8 %
Population inactive 4 666 soit 55,6 % 310 619 soit 55,9 %

Taux d’activité2 chez les hommes
Moins de 25 ans 239 soit 47,0 % 13 534 soit 33,5 %
25-49 ans 1393 soit 95,7 % 94 816 soit 94,8 %
50 ans ou plus 387 soit 33,4 % 26 645 soit 33,9 %

Taux d’activité chez les femmes
Moins de 25 ans 201 soit 36,9 % 10 020 soit 25,0 %
25-49 ans 1 185 soit 76,7 % 78 732 soit 79,2 %
50 ans ou plus 316 soit 19,8 % 21 113 soit 22,0 %

Population au chômage ANPE
Population au chômage 475 32 004
Taux de chômage3 masculin 11,6 % 11,8 %
Taux de chômage féminin 14,1 % 14,7 %
4. Logements
Nombre de logements 3 776 252 092
Taux de vacance 7,6 % 5,8 %
% de propriétaires 46,0 % 61,5 %
% locataires parc privé 21,7 % 17,7 %
% locataires parc HLM 27,1 % 14,8 %
% logés gratuitement 3,6 % 4,1 %
Bénéficiaires d’une aide
Au logement (source CAF) 29,7 % 22,2 %
1 La population active comprend les actifs ayant un emploi, les personnes se déclarant au chômage
2 Le taux d’activité rapporte la population active à la population totale de 15 ans et plus
3 Le taux de chômage rapporte la population se déclarant au chômage (au sens ANPE) à la population active
La commune de Péronne est marquée par une structure de l’emploi essentiellement tertiaire (80 % des emplois offerts sur la commune). Cela souligne le rôle de pôle d’équipement de la commune (équipements scolaires, commerces …). L’industrie demeure, avec près de 20 % des emplois, le second secteur d’activités avec une forte dominante de l’industrie agro-alimentaire (près d’un tiers des emplois industriels). L’emploi est très majoritairement constitué par des statuts d’employés et d’ouvriers avec une part du travail saisonnier qui reste importante. Cela confère à la commune un profil social marqué, avec une forte prédominance des couches sociales les plus modestes.
Le pourcentage de péronnais propriétaires de leurs logements est très inférieur à la moyenne départementale (-14,5 points).
Source DGI 1997 Péronne Département de la Somme
5. Imposition de la population
Foyers fiscaux imposés 1 941 soit 42,2 % 125 400 soit 44,0 %
Foyers fiscaux non imposés 2 659 soit 57,8 % 159 422 soit 56,0 %
Montant moyen revenu imposable 11 867 12 344
Source INSEE RP99
& CAF 2005 Péronne Département de la Somme
6. Bas revenus (en 2005, le seuil des bas revenus était de 738,86 euros/mois)
Population à bas revenus 580 28 591
Population de référence RUC1 1 383 80 596
Ratio bas revenus /
population référence 41,9 % 35,5 %
Isolés 188 soit 32,4 % 11 579 soit 40,5 %
Monoparents 210 soit 36,2 % 7 865 soit 27,5 %
Couples sans enfants 33 soit 5,7 % 1 839 soit 6,4 %
Couples avec enfants 149 soit 25,7 % 7 308 soit 25,6 %
1 RUC : Revenu mensuel par Unité de Consommation, rapporte le revenu disponible (revenus + prestations) des allocataires CAF, au nombre d’unités de consommation (uc=1 pour l’allocataire, 0,5 par adulte et enfants de 14 ans et plus, 0,3 par enfant de moins de 14 ans, on ajoute 0,2 pour les familles monoparentales).
Source CAF 2005 Péronne Département de la Somme
7. Population bénéficiaire de minima sociaux (RMI ou API ou AAH)
Bénéficiaires de minima sociaux 425 21 652
Allocataires du RMI 225 soit 9,7 % des ménages 10 888 soit 7,6 % des ménages
Population couverte par le RMI 474 23 406
Ratio sur la population 0-59 ans 7,3 % 5,3 %
Allocataires de l’API 49 2 082
Ratio sur femmes de 15-49 ans 23,5 0/00 14,9 0/00
Allocataires de l’AAH 153 8 769
Ratio sur population 20-64 ans 31,7 0/00 27 0/00
Source INSEE RP 99 Péronne Département de la Somme
8. Population de 15 ans et plus par catégorie socioprofessionnelle
Ensemble 6 816
Agriculteurs exploitants 12 soit 0,17 %
Artisans, commerçants, chefs d’entreprises 212 soit 3,11 %
Cadres et professions intellectuelles supérieures 268 soit 3,93 %
Professions intermédiaires 596 soit 8,74 %
Employés 1 188 soit 17,42 %
Ouvriers 1 448 soit 21,24 %
Retraités 1 624 soit 23,82 %
Autres sans activité professionnelle 1 468 soit 21,53 %
Source INSEE RP 99 Péronne Département de la Somme
8. Composition des familles
Familles recensées y compris monoparentales 2348
Familles sans enfant 1124 soit 47,87 %
Familles avec un enfant 552 soit 23,50 %
Familles avec deux enfants 380 soit 16,18 %
Familles avec trois enfants ou + 292 soit 12,43 %
Les élèves scolarisés
 3983 élèves sont scolarisés sur les différents établissements en 2006-2007. Ils étaient 3960 élèves en 2005-2006. Soit une augmentation marginale de 23 élèves (0,58 %).
 Les structures scolaires existantes sont des unités importantes : le collège Béranger est le second du département par l’importance de ses effectifs, l’école de Mont Saint Quentin n’est pas loin d’être l’école la plus fournie elle aussi en effectif, l’I.M.E. de Péronne est le plus important des établissements spécialisés.
 Le taux de scolarisation des 15/24 ans est de 60 % contre 67 % pour la Somme.
 En 1999, 42,3 % des actifs n’avaient aucun diplôme (Santerre Haute Somme) contre 36 % au niveau national. Par ailleurs, 31 % des demandeurs d’emploi sont sans diplôme (29 % en Picardie).
Ces chiffres montrent, comme l’affirme le projet d’établissement du Collège Béranger, « l’importance des efforts pour relever le niveau général des qualifications, pour développer l’ambition des familles et des élèves et pour mobiliser l’ensemble des acteurs internes et externes ».
Répartition par niveau d’enseignement Nombre d’élèves Ratio/Total d’élèves
Elèves relevant du premier degré 1184 29,72 %
Elèves relevant du second degré 2672 67,08 %
Divers 127 3,2 %
TOTAL D’ELEVES 3983
Répartition par type d’enseignement Nombre d’élèves Ratio/Total d’élèves
Elèves relevant de l’enseignement général 2987 75,01 %
Elèves relevant de l’enseignement professionnel 774 19,43 %
Elèves relevant de l’enseignement spécialisé 222 5,56 %
TOTAL D’ELEVES 3983
Répartition public/privé Nombre d’élèves Ratio/Total
Elèves relevant de l’enseignement public 3134 78,68 %
Elèves relevant de l’enseignement privé sous contrat 849 21,32 %
TOTAL D’ELEVES 3983
Effet d’évitement privé/public
Sur les seuls élèves domiciliés à Péronne Nombre d’élèves Taux d’évitement
Elèves relevant du premier degré 127 10,7 %
Elèves relevant du second degré** 116 4,34 %
Elèves relevant du premier degré maternelle 39 12,22 %
Elèves relevant du premier degré élémentaire 88 17,67 %
Elèves relevant du second degré collège 73 10,38 %
Elèves relevant du second degré lycée
enseignement général 29 3,70 %
L’effet d’évitement privé/public est mesuré en calculant la proportion d’élèves domiciliés à Péronne et scolarisés en établissement privé sous contrat rapportée au nombre d’élèves scolarisés en établissement public. Il s’agit d’un effet d’évitement limité puisque la mesure du taux ne concerne que les élèves domiciliés à Péronne. ** la section hôtelière du Lycée du Sacré Cœur n’est pas comprise dans ce total, l’enseignement public ne proposant pas d’équivalent.
 Les retards scolaires :
Sur les 6 écoles publiques de Péronne, le nombre d’élèves en retard sur leur cursus scolaire est passé de 115 en 2002-2003 (soit 13,65 % des effectifs) à 85 en 2004-2005 (soit 11,25 % des effectifs).
 Les allongements en fin de cycle évoluent aussi sur un trend négatif. Ils étaient au nombre de 32 en 2002-2003, le chiffre s’établit à 15 en 2005-2006 (soit une diminution de 50 %). Ces allongements ont lieu essentiellement en fin de cycle 2, étape obligée pour la maîtrise de la lecture et le passage à l’écrit.
 Les redoublements exceptionnels, c'est-à-dire au CP, CE2 ou encore CM1 sont eux aussi en baisse.
 En ce qui concerne l’évaluation nationale passée au début du cycle3 en CE2, les résultats font apparaître un écart très faible de -0,1 point avec les résultats nationaux sur l’ensemble des items de français et de mathématiques.
En français, les résultats sont supérieurs d’1 point (71,7 pour Péronne contre 70,7 au niveau national). Un écart positif significatif est enregistré en production de texte (+6,3 entre les deux scores).
En mathématiques, les résultats sont un peu en deçà avec un score de 68,6 sur Péronne contre 69,9 au niveau national. L’écart le plus important concerne l’exploitation des données numériques.
Ces résultats sont à rapprocher du diagnostic de janvier 2004 où sur un même établissement virtuel, les résultats étaient inférieurs de 3 points en français et de 2 points en mathématiques.
Bien entendu, ces résultats constituent une photographie à un instant donné. Une analyse de l’évolution a ses limites puisque l’on ne travaille pas sur les mêmes échantillons d’élèves, ni sur les mêmes passations d’épreuves. Par contre, la mesure des écarts et l’évolution de ces écarts sont significatives.
Le résultat global cache des situations très contrastées selon les écoles, les écarts sur les résultats globaux variant de +5,2 à -6 points par rapport aux scores nationaux.
Compétences de base qui doivent être acquises à la fin du cycle 2
En français, 43 élèves sur 103 n’ont pas atteint 75 % de réussite aux items attendus.
En mathématiques, 66 élèves sur 103 n’ont pas atteint 75 % de réussite aux items attendus
 Evaluation nationale sixième
Résultats 2006 Source CIO
Et SEJVP Score réussite
en français Ecart de la cohorte Péronne avec Score réussite
en mathématique Ecart de la cohorte Péronne avec
Collège Béranger 44,4 % -1,05 59,2 % +0,64
Cohorte Péronne 43,35 % 59,84 %
Département 49,10 % -5,75 59,20 % +0,64
France 57,10 % -13,75 64,00 % -4,16
 Diplôme National du Brevet
Résultats 2006 / Source CIO Score Ecart Collège Béranger avec
Collège Béranger 73,7
Santerre 69,3 + 4,4
Département 77,3 - 3,6
Académie d’Amiens 75,2 - 1,5
France 79,1 - 5,4
 Orientation en fin de troisième (source CIO de Péronne)
Collège Béranger 63,5 %
Santerre 54,4 %
Département 57,4 %
Académie 56,7 %
 Réorientation en seconde (source CIO de Péronne)
Décision de réorientation en seconde
Collège Béranger 2,7 %
Santerre 11,9 %
Département 8,1 %
Académie 7,8 %
 Taux de réussite au bac en juin 2006 (source CIO de Péronne)
Suivi de cohorte des élèves issus du collège de Péronne (3 ans après, 92 élèves sur une cohorte initiale de 106 élèves).
39 ont obtenu leur bac au lycée de Péronne (42 %)
10 ont échoué au bac
4 ont été réorientés après la seconde
13 ont redoublé la seconde
15 ont quitté le lycée après la seconde
11 ont quitté le lycée après la première
 Poursuite d’études après la terminale (source CIO de Péronne)
Enquête 4 ans après
Bac 2000 : 56,7 % continuent leurs études (80 % de réussite au bac général)
Bac 2001 : 47 % continuent leurs études (69 % de réussite au bac général)
Bac 2002 : 52 % continuent leurs études (84 % de réussite au bac général)
Selon une enquête nationale, 80 % des bacheliers de 2002 (tous bac confondus) poursuivent leurs études trois ans après leur sortie du lycée.
LES ACTEURS
Le tissu associatif est riche sur Péronne. Par exemple, la ville comprend 38 associations sportives qui permettent de pratiquer 40 sports différents. Plusieurs clubs ont leur équipement spécifique : la salle d’haltérophilie, le site escalade, le terrain de street-hockey, bientôt la salle de gymnastique et le tennis de table sur le nouvel espace sportif et culturel. Les associations sont fédérées au sein d’un Office Municipal des Sports, instance de concertation et de coordination.
Sur le plan artistique et culturel, existence d’un Conservatoire municipal de Danse et d’une école municipale de musique. Sur le plan associatif : Théâtre, cours de guitare et pratique musicale, ateliers de répétitions de groupes de musique. L’Office Municipal Culturel n’existe plus en tant que tel.
Sur le plan scolaire, les écoles maternelles et élémentaires travaillent déjà en synergie par le biais de projets d’écoles commun pour chaque entité quartier. La liaison existe aussi entre le premier et le second degré par le biais des Comité Education Santé Citoyenneté. L’évolution des textes permettent des passerelles qu’il convient d’étayer entre les différents niveaux d’enseignement. Les C.E.S.C. du Collège et du Lycée ont été réactivés en 2006 et 2007.
Péronne est par ailleurs le siège de différentes institutions. C’est ainsi que la sous-Préfecture, l’Inspection de circonscription, le Centre Médico Social du territoire, la Mission Locale, l’ANPE, l’Agence de Développement Economique de l’Est de la Somme, la Communauté de Communes de la Haute Somme sont basés sur le territoire de la ville.
Au-delà du Contrat Educatif Local qui existe depuis de nombreuses années, différents dispositifs ont été initiés pour étayer le Projet Educatif Local : le Contrat Local d’Accompagnement à la Scolarité qui existe depuis septembre 2005, le Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance qui vient d’être réactivé, bientôt Ville Vie Vacances ou encore la participation au REAPP. Enfin, un diagnostic santé va être prochainement engagé avec le concours de la DDASS. Toute cette politique contractuelle amène les acteurs à fonctionner de plus en plus en réseau.
En ce qui concerne les lieux d’expression des jeunes, seul un Conseil Municipal des Enfants a été mis en place au niveau local. D’autres lieux existent toutefois avec les associations de quartier mais force est de constater un ralentissement des animations et de la prise de responsabilités des adultes à ce niveau.

Les structures de loisirs de type CLSH sont au nombre de 3 sur la commune. Jusqu’à peu délégation était faite aux associations La Tortille et CCL, chacun intervenant sur une tranche d’âge 4-11 ans pour la Tortille et 12-17 ans pour le CCL. La construction de la Maison de Quartier bouleverse la donne, des mineurs de 6 à 17 ans étant accueillis sur la structure. Il est à noter au niveau diagnostic que la Tortille ne bénéficie pas à ce jour d’un lieu de vie permanent sur Péronne ce qui est un handicap au développement de son activité.
Les acteurs se retrouvent aussi dans le cadre du Comité de Pilotage et des groupes de travail du P.E.L. Le comité de pilotage doit cependant être redimensionné pour correspondre à la réalité actuelle de fonctionnement. Si depuis peu les parents sont présents, il apparaît important d’ouvrir à des représentants de jeunes. Enfin, il est important, en regard de la tranche d’âge ciblée sur Péronne (0-25 ans) d’avoir des représentants et acteurs de la petite enfance et de l’orientation et insertion professionnelle.
L’OFFRE EDUCATIVE
Un indicateur quantitatif a été retenu : le nombre d’heures par année et par enfant. Cet indicateur est utilisé par le cabinet Trajectoires-Reflex qui l’utilise dans les diagnostics de politique éducative locale.
Si l’indicateur parait simple et peut être utilisé par chaque opérateur, quelques précisions s’imposent.
Au niveau du diagnostic, l’offre éducative interne à la famille n’est pas prise en compte : bibliothèque familiale, télévision, théâtre, cinéma, voyages … De même, l’offre éducative proposée dans le cadre scolaire strict ne peut non plus être prise en compte. Il paraît préférable de s’en tenir à la mise à plat de ce sur quoi la collectivité locale intervient soit par des financements directs, soit au travers de ses personnels ou des équipements.
L’enquête proposée aux associations de la commune avait pour objectifs de déterminer la structuration de l’offre par tranche d’âge, par champ, par période, par situation spatio-temporelle, par le poids de l’intervention des professionnels et des bénévoles. Elle permet de s’interroger sur les types de contenus, les moments, les âges, le quartier, le type d’opérateur.
46 associations ou structures municipales accueillant des enfants et des jeunes ont été consultées. Cette consultation s’est réalisée par le biais d’une enquête pour les associations sportives et par des entretiens pour les associations culturelles et artistiques ou encore les structures municipales. Toutes les associations ou structures consultées ont répondu, ce qui permet de donner une certaine fiabilité sur les données recueillies.
109 salariés et 241 bénévoles participent à cette offre éducative. Au niveau de la qualification des intervenants, on dénombre 87 diplômés d’Etat et 36 brevets fédéraux (35 % des intervenants ont donc une reconnaissance de compétences). Le nombre de journées déclarées de formation en 2006 doit alerter : 62 pour l’ensemble des structures sondées, seules 8 d’entre elles déclarant au moins une journée de formation).
Quelques partis pris au niveau de l’enquête :
La soirée démarre à 20h, les animations effectuées avant rentrent sous l’item après-midi
N’ont pas été pris en compte, les Coopératives Scolaires, Foyer Socio éducatif du collège, Maison du Lycéen et l’association Alicea.
De même, les scouts ne figurent pas en partant de l’idée que seules les associations subventionnées faisaient partie de l’enquête.
 Offre globale horaire par tranche d’âge
Volume horaire global 460 310 heures Pourcentage du volume global
Tranche d’âge 0-3 ans 42 191 heures 9,17 %
Tranche d’âge 3-6 ans 59 402 heures 12,90 %
Tranche d’âge 6-11 ans 180 093 heures 39,12 %
Tranche d’âge 12-17 ans 108 224 heures 23,51 %
Tranche d’âge 18-25 ans 70 400 heures 15,29 %
 Offre globale horaire par champ d’intervention
Volume horaire global 460 310 heures Pourcentage du volume global
Activités relevant
du champ sportif 199 297 heures 43,30 %
Activités relevant
du champ culturel et artistique 50 518 heures 10,98 %
Activités relevant
du champ socio éducatif* 210 495 heures 45,73 %
*Dt Offre éducative
relevant des actions du Contrat Enfance et Jeunesse 114 007 heures
 Offre globale horaire par opérateur (association ou municipal)
Volume horaire global 460 310 heures Pourcentage du volume global
Opérateur associatif 287 083 heures 62,37 %
Opérateur municipal 173 227 heures 37,63 %
NB : le traitement de l’offre globale horaire au niveau calendaire et par localisation est en cours
RECENSEMENT DES BESOINS
ET ATTENTES DES ENFANTS, DES JEUNES
ET DE LEURS FAMILLES
L’avis des familles a été sollicité par écrit lors des inscriptions aux opérations Ticket Sport, CAJ, Accompagnement à la scolarité. Peu de familles ont saisi l’opportunité pour s’exprimer. Le recueil de l’avis s’est donc effectué de manière informelle.
Il ressort de la part des familles une certaine angoisse sur le devenir de leurs enfants et une demande sociale forte par rapport à l’accompagnement à la scolarité par exemple. L’attente de réussite scolaire est très prégnante. Les demandes de loisirs se situent sur le mercredi après-midi essentiellement, ce qui correspond bien au rythme de vie des salariés.
Des échanges au niveau de l’éducation et des acquisitions scolaires ont été souhaités par plusieurs parents.
En ce qui concerne les jeunes, les demandes ne sont pas exorbitantes. Il s’agit essentiellement de la possibilité de pouvoir partir quelques jours de Péronne (camping, raid …), local pour répéter, local pour être à l’abri et pouvoir poursuivre une activité sportive. Lors de l’atelier roller, ont été évoqués des demandes pour aménager la piste de skate …. Et en construire une autre sur le quartier de La Chapelette. Il ya aussi des demandes pour accéder aux gymnases et pouvoir pratiquer des activités de type futsall, sans passer par une association ou encore de créer un club de football de quartier.
Enfin, il apparaît sur le quartier de Mont Saint Quentin, le souhait de développer des activités pour les 10-12 ans : « on veut une Maison de Quartier » (propos rapportés par un gardien), souhait confirmé lors de la rédaction de profession de foi pour le Conseil Municipal des Enfants.
Le recensement des besoins est un point faible de notre fonctionnement. Il a été décidé lors du groupe de travail Diagnostic et Tableau de bord de mettre en place sur les structures de loisirs des cahiers de parole pour recueillir et sauvegarder les demandes des jeunes.
INDICATEURS DE REUSSITE
ASPECTS QUANTITATIFS :
- Nombre d’enfants accueillis en période extra et périscolaire (évolution)
- Nombre de licenciés sportifs (évolution)
- Nombre d’adhérents d’associations socioculturelles, culturelles, d’animation(évolution)
- Création d’équipements, de structures
- Accueil de nouveaux publics
- Création d’emplois sportifs ou socio-éducatifs
- Ouverture de nouvelles plages horaires
- Ouverture d’activités nouvelles
- Création d’associations, augmentation de l’offre d’activité
- Création de structures d’accueil et d’information, de lieux ou l’expression est priviligiée
- Les crédits affectés à cette politique (évolution)
- Autres ...
ASPECTS QUALITATIFS :
- Participation des enfants, des jeunes, de leurs familles (évolution) : CMEJ, Conseils de jeunes, Conseils de parents, prise en compte de l’expression.
- Incivilité, sentiment d’insécurité (évolution)
- Aménagements du temps de l’enfant, rythmes de vie de l’enfant et du jeune (évolution)
- Travail avec les parents, les familles
- Amélioration des résultats scolaires
- Création d’un réseau d’acteurs locaux
- Qualification des intervenants, formations mises en place (évolution)
- Effets réels relatifs aux objectifs et évolution des enjeux clefs repérés dans le diagnostic
- Evolution générale de la situation
- Satisfaction des usagers
- Autres ....
Partie 2 : LE PROJET EDUCATIF LOCAL
Principes et impératifs
Un Projet Educatif Local place l’enfant et son territoire au centre, c'est-à-dire qu’il :
 s’intéresse à l’éducation au sens large du terme sans privilégier la dimension scolaire pour les objectifs et sans s’arrêter au périscolaire pour le domaine d’intervention,
 fait de l’éducation une dimension de la vie collective,
 s’appuie sur les élus de ce territoire qui ont la légitimité politique.
Finalités éducatives
 Les finalités éducatives guident l’action des adultes faisant acte d’éducation auprès des enfants et des jeunes.

Elles sont les valeurs humaines de référence.
Elles induisent donc un comportement personnel des intervenants auprès du public accueilli, qui s’applique dans le cadre de démarche pédagogique propre à chaque opérateur. Respectueux de ces valeurs, l’intervenant devient une référence éducative. Ces valeurs sont interdépendantes et complémentaires. Il est donc essentiel de les prendre en compte simultanément dans les actions éducatives.
 Ces finalités s’appuient sur :
Celles de l’école qui sont celles qui fondent notre société ;
Les valeurs laïques et républicaines
La Convention Internationale des droits de l’enfant ratifiée par le Parlement français.
 Elles se déclinent ainsi :
Sur le champ de la vie personnelle de l’enfant et du jeune
L’épanouissement de l’enfant et du jeune
Se construire,
Développer son ouverture au monde et sa sensibilité,
Développer son expression,
Affirmer sa personnalité et ses goûts.

L’autonomie
Exprimer ses choix, choisir, agir, pratiquer
Devenir critique sur son environnement et sur ses choix
S’engager envers lui-même et envers les autres
Le goût de l’effort
Être conscient de ses potentialités, savoir les valoriser et les surpasser.
Être dans une dynamique d’apprentissage, permanente et constructive.
L’esprit critique
Savoir se remettre en cause
Evaluer le positif et le négatif dans le souci de la progression.
La créativité
Être imaginatif, s’adapter, proposer pour contribuer à la construction et l’amélioration de son environnement
Sur le champ de la vie sociale de l’enfant et du jeune
La responsabilité
Être conscient de ses actes et en maîtriser les conséquences

Le respect et la tolérance
Respecter les êtres, les cultures, les idées, les biens et le travail d’autrui. Cela implique la loyauté et l’écoute des autres
La solidarité
Reconnaître l’autre, être fraternel, s’entraider, avoir le sens de l’engagement, soutenir des causes allant dans le sens de la justice, de la paix et de l’amitié, lutter contre la violence par la communication
La liberté
S’exprimer, échanger, débattre et donner du sens dans le respect de notre constitution ;
L’égalité des chances
Promouvoir un accès pour tous à la culture, à la réussite des apprentissages ;
La non violence
Être en capacité d’affronter les conflits, les problèmes, les rapports humains dans le cadre d’une attitude refusant le recours à la violence verbale ou physique.
La citoyenneté
S‘investir dans les champs qui fondent les rapports de la vie en société ; toujours dans une attitude faisant référence à l’ensemble des valeurs éducatives.
Champs, orientations,
Axes de développement et objectifs généraux
Champ 1 : L’égalité des chances
Orientation 1.1 : Pour la réussite scolaire des enfants et des jeunes et l’optimisation des temps péri et extra scolaire comme temps éducatifs.
Axe 1 : Développement de l’accompagnement à la scolarité
 Développer l’accompagnement à la scolarité sur toutes les écoles de la commune
 Favoriser la liaison CM2-Sixième via ce dispositif
 Former des accompagnateurs à la scolarité
 Développer des relations intergénérationnelles via ce dispositif
 Mutualiser et coordonner les pratiques pédagogiques et éducatives entre les structures
Axe 2 : Maîtrise des nouvelles technologies au service de projets personnels ou collectifs
 Développer les espaces numériques au sein des structures de loisirs
 Mettre en place des équipements et des formations qui permettent au public, via des projets personnels, d’atteindre des compétences du Passeport Informatique et Multimédia

 Maintenir la politique d’équipement des établissements scolaires
 Participer à la Fête de l’Internet et médiatiser cet évènement pour favoriser la mutualisation des pratiques scolaires et de loisirs
 Mettre en place des formations communes Enseignants – Animateurs d’Espaces numériques pour un langage et une démarche commune.
Axe 3 : Aider l’accès à la lecture et la promotion du livre en dehors des établissements scolaires
 Mettre en place des animations autour du livre à la crèche avec les parents
 Mutualiser des malles de lecture dans les structures de loisirs enfance et les écoles
 Développer la pratique de la lecture au sein du C.A.J. par le biais de l’opération Lire, c’est délire
 Former des animateurs maîtrisant la présentation de livres à des publics de tranches d’âge différentes
Axe 4 : Développement des activités et des accueils pendant les vacances scolaires et le temps méridien de la journée de l’élève via un C.L.A.E.
 Doter chaque structure de loisirs d’un lieu de vie permanent et partagé
 Développer un Centre de Loisirs Attaché à l’Ecole en ciblant les interventions sur le temps méridien de l’élève
 Favoriser la mutualisation des équipements
Axe 5 : Développer un dispositif de veille éducative
 Poursuivre le travail de la Mission Locale à fin de favoriser sur le territoire de la commune, une continuité éducative destinée notamment aux jeunes qui sont en échec scolaire ou quittent prématurément le système scolaire sans diplôme ou qualification
 Développer le parrainage de jeunes en difficulté par des adultes
 Renforcer les actions de soutien à la parentalité
Orientation 1.2 : Pour l’insertion professionnelle des jeunes
Axe 1 : Harmoniser et développer l’information des jeunes sur les filières professionnelles
 Fédérer un véritable réseau d’information jeunesse sur la commune incluant le C.I.O, les Centres de Documentation et d’Information, les deux Points d’Information Jeunesse, la Mission Locale et mettre en place des actions communes au bénéfice des jeunes.
 Développer les passerelles entre les acteurs de l’information jeunesse en respectant les spécificités de chacun
Axe 2 : Favoriser la bonne utilisation des dispositifs facilitant l’accès des jeunes aux logements
 Médiatiser la connaissance des dispositifs auprès des jeunes
Axe 3 : Faciliter la mobilité des jeunes vers l’offre d’emploi
 Médiatiser le maillage existant des lignes de transport en commun auprès des jeunes
 Relayer les problématiques de déplacement vers l’offre d’emploi
 Développer un parrainage adulte conducteur – jeune sous forme de covoiturage
Champ 2 : Les relations avec les familles
Orientation 2.1 : Pour une meilleure écoute de la parole des parents
Axe 1 : Développement des lieux d’écoute et de parole sur les problèmes de parentalité
 Développer un Lieu d’Accueil Enfants Parents sur la Maison de Quartier
 Développer une Ludothèque pour les 0-6 ans sur la Maison de Quartier
 Développer des groupes de paroles sur des problèmes éducatifs au sein même des quartiers
Axe 2 : Former des professionnels de l’animation ou de l’enseignement à l’écoute de la parole des parents
 Développer des passerelles entre la Maison Verte, le Lieu d’Accueil Enfant Parents, le R.A.S.E.D., la P.M.I. et les structures d’accueil d’enfants et de jeunes.
 Mettre en place un salon de la parentalité
 Intégrer le Réseau d’Ecoute, d’Appui et d’Accompagnement des Parents
Orientation 2.2 : Pour une requalification de la parentalité
Axe 1 : Redéfinir et développer la participation des parents dans le souci d’une complémentarité éducative
 Soutenir logistiquement les associations de parents d’élèves dans leurs actions de partenariat avec l’école et les structures périscolaires
 Promouvoir et médiatiser l’implication des parents de manière transversale sur tous les dispositifs
 Développer des actions familiales favorisant l’implication des parents (quartier en fête…)
Axe 2 : Promouvoir la participation des parents dans l’élaboration et le suivi du Projet Educatif Local
 Solliciter l’avis des parents via les différents dispositifs mis en place dans le cadre du P.E.L. par le biais de groupes de parole, de questionnaires ou de recueils d’avis lors d’échanges informels en gardant trace écrite de leurs réflexions
 Développer la représentation des parents au sein du comité de pilotage
Champ 3 : Le soutien aux projets d’école et au tissu associatif
Orientation 3.1 : Pour un développement du partenariat des acteurs éducatifs
Axe 1 : Favoriser le partenariat associatif local dans le cadre des projets d’école
 Médiatiser les orientations des projets d’école auprès des présidents d’association
Orientation 3.2 : Pour le soutien à la participation du monde associatif
Axe 1 : Soutien à la vie associative et à la formation des dirigeants associatifs
 Promouvoir des actions de formation des dirigeants associatifs par le biais de l’Office Municipal des Sports
 Mettre en place une formation de dirigeants bénévoles chez les jeunes
Axe 2 : Développement de l’accès aux écoles de sport
 Faciliter la pratique sportive pour des publics en difficulté par le biais de Coupon Sports gérés par l’Office Municipal des Sports
Champ 4 : La petite enfance
Orientation 4.1 : Pour un développement des actions éducatives vers la petite enfance
Axe 1 : Développement des les actions passerelles entre les structures de la petite enfance et les écoles maternelles
 Promouvoir, développer, soutenir logistiquement les actions passerelles auprès des écoles maternelles de Péronne
Axe 2 : Développement des actions passerelles entre les structures de la petite enfance et les structures de loisirs
 Promouvoir, développer, soutenir logistiquement les actions passerelles auprès des structures de loisirs de Péronne
Orientation 4.2 : Pour la création d’un pôle petite enfance
Axe 1 : Développement d’un Relais Assistante Maternelle
 Mettre en place un Relais Assistante Maternelle sur le territoire de la commune.
Axe 2 : Mise en réseau des acteurs petite enfance
 Développer un réseau des acteurs intervenant sur le champ de la petite enfance
Champ 5 : Le temps libre et les loisirs
Orientation 5.1 : Pour un accès de tous aux loisirs, aux sports et aux activités culturelles
Axe 1 : Renforcer le maillage de l’offre de loisirs sur le territoire de la commune
 Etablir la carte de l’offre de loisirs et de la présence d’intervenants socio-éducatifs ou animateurs sportifs sur le territoire
 Renforcer l’offre de loisirs sur le territoire en promouvant la notion d’équilibre des pôles
 Développer un Centre Animation Jeunesse permanent
 Soutenir la formation B.A.F.A. pour des animateurs et développer un perfectionnement pour des animateurs intervenant en C.A.J.
Axe 2 : Développer l’accessibilité aux pratiques sportives ou culturelles pour les jeunes les plus en difficulté
 Mettre en place des bourses loisirs en échange d’actes de volontariat associatif dans le cadre du dispositif Ville Vie Vacances
 Sensibiliser les présidents d’associations à la mise en place de tarifs modulés
Orientation 5.2 : Pour faire place aux initiatives de la jeunesse
Axe 1 : Rendre les enfants et les jeunes acteurs et auteurs de leurs loisirs.
 Développer au sein des structures d’accueils, des associations sportives et culturelles, la démarche de projet.
 Responsabiliser les jeunes dans leur pratique de loisirs
Axe 2 : Valoriser les initiatives de jeunes par le biais des aides à projets
 Mettre en place, une bourse « Projet Jeunes Péronnais »
 Favoriser la connaissance des dispositifs départementaux et nationaux d’aides aux initiatives de jeunes auprès du public concerné
Champ 6 : La citoyenneté
Orientation 6.1 : Pour un mieux vivre ensemble
Axe 1 : Agir pour vivre ensemble dans le respect de l’autre
 Soutenir les projets d’action interculturelle ou intergénérationnelle
 Aider au développement de projets festifs en favorisant la participation des parents et des jeunes
 Lutter contre les préjugés et discrimination
Axe 2 : Partager des espaces
 Lutter contre l’agressivité au volant et dans les espaces publics
 Retrouver les règles de base de la civilité
Orientation 6.2 : Pour une meilleure implication dans la vie de la Cité.
Axe 1 : Agir pour l’autonomie et la prise de responsabilité des enfants et des jeunes
 Développer et soutenir les actions éducatives relatives à la connaissance des droits et devoirs du citoyen
 Développer les actions de prévention santé et d’accès au soin pour les jeunes
 Développer et soutenir les actions de prévention des conduites à risques
Axe 2 : Aider au développement associatif à l’initiative de la jeunesse
 Favoriser l’émergence et accompagner le développement de Junior Association
Axe 3 : Faciliter le relais de la parole citoyenne des jeunes
 Associer les jeunes aux concertations et à la réflexion par le biais de Comités Consultatifs de la Jeunesse
 Promouvoir l’inscription sur les listes électorales
 Poursuivre le C.M.E. en portant l’accent sur la représentativité des jeunes
 Faciliter les rencontres entre délégués d’élèves dans le secondaire
Champ 7 : L’environnement
Orientation 7.1 : Pour sensibiliser à l’environnement et agir
Axe 1 : Développer la sensibilisation à l’environnement par des actions éco-citoyennes
 Poursuivre les actions éco-citoyennes en mesurant les effets sur le long terme
Axe 2 : Partager le concept de développement durable
 Favoriser le développement durable sur la ville en lançant un concours au niveau des établissements scolaires, des structures de loisirs, du public
 Soutenir et médiatiser toutes les actions réalisées par tous les accueils d’enfants et de jeunes et les établissements scolaires pour favoriser le développement durable
Orientation 7.2 : Pour préserver le capital « santé » de chacun
Axe 1 : Emergence des problématiques santé
 Mettre en place un véritable diagnostic santé sur la commune
Axe 2 : Organisation d’actions de prévention et de sensibilisation dans les écoles et les structures de loisirs
 Organiser régulièrement un Forum Santé permettant le travail en réseau des acteurs santé et sensibilisant les enfants, les parents et les jeunes
Champ 8 : Le pilotage et le développement du P.E.L.
Orientation 8.1 : Pour un développement du pilotage
Axe 1 : Développement d’une culture de l’évaluation au profit du projet et des acteurs
 Développer la réflexion par le biais du comité de pilotage et d’un groupe de travail spécifique, du choix d’indicateurs
 Créer et mettre à jour de manière continuée un tableau de bord du P.E.L. accessible à tous les acteurs reprenant les éléments du diagnostic, la connaissance des publics et les indicateurs des actions
Axe 2 : Développement de l’organisation du pilotage
 Poursuivre la structuration du pilotage en commission thématiques et comité de pilotage
 Favoriser les échanges entre acteurs participants aux différents dispositifs contractuels
Orientation 8.2 : Pour une communication accrue entre tous les acteurs
Axe 1 : Développement d’un espace numérique partagé de travail et d’échanges
 Créer un Espace numérique collaboratif de travail et d’échanges entre les différents acteurs du P.E.L.
 Créer une lettre trimestrielle du P.E.L. destinée à tous les professionnels intervenant dans les champs portés par le projet
Axe 2 : Création d’outils de communication au service des usagers
 Créer selon les propositions des groupes de travail, des guides ou outils à destination du grand public et médiatisant le concept de P.E.L.
 Développer sur le site Internet de la ville de Péronne, un portail Projet Educatif Local
Axe 3 : Agir ensemble
 Favoriser la mutualisation des équipements, du matériel et des pratiques
P.E.L pour Projet Educatif Local
Mais aussi
Pour développer un Partenariat entre les Ecoles et structures de Loisirs
Pour établir des Passerelles dans le souci de l’Equilibre des pôles et favoriser le Lien social
Pour inciter nos jeunes à vouloir Progresser
Pour contribuer à ce qu’ils puissent s’Epanouir
En respectant leur Liberté de choix